Brigitte Giraud, L’amour est très surestimé

Couple dans les méandres de la durée avec ligne droite brisée. Le titre de Brigitte Giraud est fantastique, j’aurais aimé le trouver. Le sujet est très bien aussi : point de vue féminin qui peu à peu se voile et se ternit. La phase de cristallisation stendhalienne en voie de dissipation. Certains passages sont assez justes, la séparation de corps puis de biens, comme on dit, est assez cruelle. L’écriture est précise, nette, choisie. Les enchaînements de chapitres ne paraissent pas toujours évidents au lecteur et une page sur les veuves, au milieu de l‘ouvrage, désarçonne un peu. C’est un peu plus haut qu’une histoire racontée, ça s’élève parfois vers le cas général, vers l’essai sur la fin du couple. Ca ne propose pas d’alternative, ni de divorce mode d’emploi. Ca laisse juste les choses se défaire lentement, sans pouvoir agir à contresens. C’est triste et inéluctable, à l’écoute du cœur.

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Critique littéraire de livres et films
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