Olivier Adam, Des vents contraires

Olivier Adam, Des vents contraires

Voilà un roman rèche comme du varech et qui fout une claque à la fin. Mais romantique en diable. C’est un homme qui attend sa femme. Elle est partie depuis un an et n’a pas donné de nouvelles. Ils ont deux enfants ; la fille fait des cauchemars, le fils s’enfonce dans le mutisme. Pour se donner une chance de survie, le narrateur emmène ses enfants refaire leur vie à St Malo. Les détails de cette nouvelle vie – nouveaux voisins, nouvelle école, nouveaux petits copains, vie locale un peu glauque et surtout détrempée – sont très réussis, très vivants. Le personnage principal apparaît peu à peu, gros ours sensible et viril à la fois, capable de laisser percer son agressivité comme sa tendresse pour les autres. Il est livré à son désespoir, ombrageux, endeuillé, en phase avec les éléments dégoulinants de l’automne breton. Il possède une réelle disponibilité : son seul travail consiste à donner des cours dans l’auto-école de son frère, et il tombe sur une jeune fille paumée et errante comme lui. Les faits divers de la vie locale ne manquent pas de l’embarquer au cœur des destins tragiques des uns et des autres, qui, de fil en aiguille, vont le mener au grand mystère qui entoure sa vie depuis un an.

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Critique littéraire de livres et films
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