Michel Houellebecq, La carte et le territoire

Le roi est nu.  A part la fin qui est visionnaire, le livre est plat, sans relief, on s’y ennuie à mourir, et une seule fois audacieux : la scène du meurtre de Michel Houellebecq. La narration tristement classique (ou purement factuelle) nous fait traverser les mornes plaines de l’ennui moderne urbain. Houellebecq monologue sur des marottes – Fourier et ses visions architecturales et sociales. On croirait lire des articles de Wikipédia. Quant à l’artiste Jed Martin, il n’a aucune chance de réussite avec Michel Houellebecq  pour narrateur. Ce dernier lui a déjà infligé une puissante anesthésie générale – le héros est un légume qui se balade sans son âme – mais il s’ingénie en plus à lui faire rater méthodiquement les quelques occasions de sa vie, artistique et amoureuse. Il est aimé par une belle jeune femme russe pulpeuse, sensuelle, sexy, riche, active, connue, médiatique (lui a l’air vraiment rasoir), mais non, il l’abandonne au petit matin dans sa pause langoureuse et lasse. Il préfère aller discuter avec le vrai faux Houellebecq, qui n’est que l’ombre de lui-même. Tant d’acharnement à écrire le ratage, cela sent un peu la recette, non ?

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Critique littéraire de livres et films
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